Les intérêts composés : fonctionnement et importance

Attention, post très important en approche ! Nous vous présentons aujourd’hui les intérêts composés.

Les intérêts composés sont la raison même pour laquelle il vous est toujours conseillé d’économiser le plus tôt possible, même si les supports sur lesquels vous placez vos deniers ne sont pas très rentables.

La raison derrière cela est très simple et tient à la définition même des intérêts composés : des intérêts qui produisent des intérêts, donc des revenus qui produisent des revenus.

Si vous placez en année N 1 000 € sur un support offrant un rendement de 10%, vous vous retrouvez au début de l’année N+1 avec 1 100 €. Mais, c’est là toute la magie des intérêts composés, sur cette année N+1, les intérêts ne seront pas calculés sur les 1 000 € que vous avez déposé, mais bien sur les 1 100 €. En année N+2, vous aurez donc 1 210 €, soit 10 € de plus que l’année précédente, sans avoir rien fait.

Voyons maintenant comment en tirer parti au maximum.

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Quelques conseils pour maximiser les intérêts composés

  • Commencez à épargner et à investir le plus tôt possible. Par tôt j’entends avant vos 30 ans, si possible avant vos 25 ans.
  • N’investissez pas de l’argent dont vous allez avoir besoin. C’est particulièrement vrai lorsqu’on est encore étudiant, ou que l’on est freelance / profession libérale et qu’on l’on fait face à une irrégularité de ses revenus. En effet, pour obtenir un meilleur rendement, il faut parfois bloquer son épargne sur une ou plusieurs années.
  • Investissez cette épargne sur un ou des supports sûrs mais offrant un bon rendement. Encore une fois, pas votre livret A, ni votre livret jeune, PEL ou LDD. Pensez au moins à votre assurance-vie par exemple. Visez un rendement d’au moins 2 à 3% (c’est possible, même en 2017-2018).
  • Abondez ce support aussi longtemps que possible. Le plus simple est de se prévoir un versement programmé chaque mois, de 50 € par exemple. Faites cependant attention à minimiser vos frais sur ces versements, si vous en supportez.
  • N’effectuez aucun retrait sur ce support avant de l’utiliser pour accomplir l’objectif patrimonial qu’il devait atteindre. Effectuer un retrait avant le terme diminuera la performance de votre épargne en valeur absolue car la base servant au calcul des intérêts sera plus faible. En outre, vous pouvez vous exposer à des frais ou des retenues liées aux impôts, par exemple sur les rachats sur une assurance-vie.

Show me the money !

Deux courts exemples pour finir et vous montrer concrètement la puissance des intérêts composés.

Premier exemple

Tout d’abord, imaginons qu’à 25 ans vous placiez 2 000 € sur une assurance-vie ayant un rendement de 5% (on considère que ce rendement est constant dans le temps par souci de simplification). Vous décidez ensuite chaque mois de verser 100 €, jusqu’à vos 60 ans où vous utiliserez ses intérêts et éventuellement son capital comme complément de revenu. Voici ce que cela donnera :

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Une belle assurance-vie comptant 124 836 € lorsque vous avez 60 ans.

C’est là que c’est intéressant :

  • Si vous décidez de vous verser les intérêts pour compléter vos revenus, vous disposez d’un peu plus de 6 200 € chaque année, soit environ 520 € par mois. Pas mal quand on sait que la pension moyenne des retraités oscille entre 1 300 et
    1 400 € par mois. Vous venez donc d’augmenter vos revenus de 40 %, le tout sans toucher à votre capital, ce qui signifie que vous disposez d’un fonds de secours en cas de coup dur et que vous pourrez également transmettre cet actif à vos enfants.
  • Encore plus intéressant, sur ces 125 000 €, en réalité un tiers seulement provient de votre épargne. Vous avez épargné en tout 44 000 €, soit 35% seulement de la valeur de votre assurance-vie. Le reste, ce sont les intérêts, et en particulier les intérêts composés.

Un dernier cas pour la route.

Second exemple

Convaincu(e) par la lecture de cet article, vous décidez de suivre notre conseil et ouvrez votre assurance-vie à 25 ans. Vous en parlez à un ami qui pense que ce n’est pas nécessaire et se propose de vous montrer qu’en épargnant plus tard, mais avec davantage de moyens, il pourra obtenir le même résultat que vous. Il ouvre donc son assurance-vie à 40 ans, où il place 10 000 €, puis décide de l’abonder de 235 € chaque mois.

Quelques années plus tard, alors que vous soufflez tous les deux vos 60 bougies, il vous propose de faire les comptes :

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On dirait bien que vous avez tous les deux une assurance-vie de la même valeur…

Alors ? Avait-il vraiment raison ?

Sur le papier oui. Bien qu’il soit parti en retard, il a réussi à vous rattraper et son assurance-vie est aujourd’hui aussi garnie que la vôtre.

Mais ce n’est pas tout, et c’est là où le bât blesse. Pour atteindre cet objectif, il a dû épargner en tout 66 400 €, soit 53% de la valeur de son assurance-vie. Or de votre côté, rappelez-vous, vous n’avez eu à épargner que 44 000 €, soit 35% de la valeur de votre actif. En simplifiant, vous avez un retour sur investissement de 184% (44 000 € qui donnent 125 000 € – oui c’est très simplifié) contre 87% pour votre ami.

Moralité, quand il s’agit d’épargner, mieux vaut se lever tôt que se coucher tard.

Avez-vous donc commencé à épargner ?

 

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