Rich Dad Poor Dad : idéal pour débuter ? (2/2)

Rich Dad Poor Dad est-il le livre idéal pour débuter dans la finance personnelle ?

Bienvenue pour cette deuxième partie résumé/analyse de Rich Dad Poor Dad. Si vous n’avez pas lu la première partie, vous risquez d’être perdus ! Repassez après avoir consulté la première partie. Si oui, continuons notre lecture 😊

 

Entreprendre est une nécessité

Après une première partie de remise en question quant à notre perception de l’argent et des revenus, on enchaîne sur mini-débat idéologique. L’auteur discute du rôle de l’impôt et de sa perception par les capitalistes et socialistes. On ne rentrera pas dans ce débat, trop loin du blog, mais on retiendra l’invitation de l’auteur à l’entrepreneuriat, que ce soit en parallèle d’un premier emploi, ou à temps plein. Robert Kiyosaki nous présente ensuite tous les avantages de détenir une société pour payer ses dépenses personnelles sans régler la TVA ! Attention, en France cela s’appelle l’abus de bien sociaux et est passible de prison…

Un sandwich payé avec la carte de votre entreprise et hop.

 

 

Mais à quoi bon lire ce livre ?

Anticipant probablement que le lecteur sera « gavé » de tous ces conseils, l’auteur essaie de nous persuader du bien-fondé de l’éducation financière. Face aux personnes qui disent « ça ne m’intéresse pas, c’est ennuyant, à quoi ça me sera utile ? » l’auteur répond : « pour connaître toutes vos options ».

Personnellement, je pense qu’on n’a pas besoin d’être passionné par la finance personnelle pour y consacrer un peu de son temps. Plusieurs personnes vont à la salle pour rester en forme et non pas par passion de soulever des poids ! De même, l’éducation financière rassure l’individu quant à son avenir et lui donne les clés pour diriger sa vie selon ses finances 😊 Bon point pour le livre sur ce coup.

Le conseil de trop

L’auteur s’attaque ensuite à l’éducation financière aux Etats-Unis et tire furieusement sur un système qui, selon lui, encouragerait la spécialisation en compétences. Il recommande aux lecteurs de plutôt être polyvalents et « chercher la bonne à faire », en parallèle d’une constante formation. Il discute ensuite de l’augmentation insoutenable des frais médicaux pour les Senior, par rapport à leurs pensions de retraite. Pour éviter cela, il recommande aux gens de se former aux techniques de vente et recommande pour cela de rejoindre… attention… un réseau de marketing multi-niveaux.

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Si vous avez haussé un sourcil, vous avez bien raison. Le marketing multi-niveaux (ou vente pyramidale en France) est une forme de Pyramide de Ponzi (lien wikipédia). Ces entreprises ne profitent qu’à leurs dirigeants et exploitent sans scrupule leurs “employés”.

Voici une excellente vidéo de John Oliver sur le sujet (en anglais).

 

On retrouve bien là une volonté de gagner de l’argent à tous prix par l’auteur, même à la limite de la morale. Si l’abus de biens sociaux précité n’est pas pénalisé aux états-unis, et reste en tous cas dans une relation « entreprises-gouvernement », la vente pyramidale se nourrit sur les citoyens lambda. Carton rouge pour l’auteur ici.

 

La suite et fin du livre sort du domaine de l’éducation financière. Le discours s’oriente principalement vers l’encouragement à prendre des risques, agrémentés des exemples des deals immobiliers conclus par l’auteur, peu exploitables pour un débutant. On explique difficilement le choix de l’auteur d’utiliser ces exemples dans un livre introductif…

 

Que retenir de Rich Dad Poor Dad

Cet ouvrage est destiné aux débutants. Après une remise en question de votre perception de l’argent, l’auteur vous sensibilise à l’importance de mesurer sa richesse par son patrimoine et non son revenu. Pour y parvenir, il encourage la prise de risque et l’entrepreneuriat. Le livre est léger à lire car la narration se fait d’abord du point de vue d’un enfant. L’auteur agrémente ses propos de plusieurs métaphores et schémas qui facilitent la compréhension des bases de la finance personnelle.

Attention cependant, ce livre est à prendre comme une introduction, ni plus ni moins. Le story-telling attacheur pêche par son manque d’organisation. On passe donc du coq à l’âne entre chapitres, et il peut être difficile de s’y retrouver vers la fin. la mentalité américaine prévaut dans le discours : l’affût du bon deal est toujours en arrière-plan, et tombe parfois dans l’immoral (Vente pyramidale). Nous avons omis de traiter les controverses sur l’auteur pour nous concentrer sur le contenu du livre. Prenez donc ce livre pour ce qu’il est : Un amuse-bouche ! il faudra le faire suivre de ressources plus rigoureuses pour débuter son aventure en étant bien équipé 😉

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé du livre Twitter👉  

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