Student FIRE

Viser le FIRE quand on est étudiant : temps morts et frustrations

Ces miracles qui n'arrivent qu'aux autres.. n'est-ce pas ?

Ces miracles qui n’arrivent qu’aux autres.. n’est-ce pas ?

Ces phrases, vous avez dû les lire 100 fois. Et comme moi, vous vous êtes sans doute dit à ce moment « euh super, mais je suis encore étudiant et ça ne m’arrivera jamais / pas avant des années ». Ce qui a sans doute donné lieu à une seconde question « mais pourquoi suis-je en train de lire ça ? ». La variante étant « sympa mais ça ne fait que 2 mois que je ne suis plus étudiant, je vais attendre encore un peu pour épargner ». Comment viser le FIRE avec si peu de perspective sur son avenir ?

On va donc parler aujourd’hui de la frustration qu’il peut y avoir à lire les récits des bloggers qui partagent leur route vers la liberté financière. Je ne parle pas ici de jalousie mais bien de frustration. Frustration car nous aimerions pouvoir nous lancer sur cette route mais nous avons le sentiment d’être bloqués dans les starting blocks par manque de revenus.

 

Les études sont de plus en plus synonymes de difficultés financières

Selon un article du Monde datant de 2017, 20% des étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Selon un autre sondage, la moitié des étudiants avoue sauter des repas. La moitié des étudiants travaille pendant leurs études, principalement par nécessité. Une partie d’entre eux s’endette également – il est difficile de trouver des chiffres à ce sujet, mais cela concernerait 300 000 jeunes chaque année (dont votre humble serviteur) pour un montant moyen oscillant entre 10 000 € (pour les étudiants hors école de commerce) et 20 000 € (pour les étudiants en école de commerce).

C'est une bonne situation ça, étudiant ?

C’est une bonne situation ça, étudiant ?

Bref, les situations des étudiants sont variées mais globalement ce n’est pas un moment propice à l’accroissement de sa net worth. Car si la majorité des étudiants ont des revenus (aide des parents ou de l’État et job étudiant), ces revenus sont insuffisants pour espérer devenir millionnaire durant vos études.

 

Comparer ce qui est comparable

La première des choses dont il faut se souvenir à la lecture de ces articles est le portrait-robot de son auteur :

  • Il travaille, donc touche chaque mois un salaire, et ce souvent depuis plusieurs années. En général, il s’agit plutôt d’un salaire élevé.
  • Il habite avec sa moitié, ce qui signifie d’importantes économies sur le loyer, donc une capacité d’épargne supplémentaire.
  • Son employeur leur offre l’opportunité d’ouvrir un plan retraite d’entreprise (le fameux 401k) et vient lui aussi abonder dans ce plan (le fameux « matching »), ce qui se traduit concrètement par de l’argent gratuit chaque année.
  • Il a souvent commencé à écrire sur son blog après avoir été diplômé et donc au moment où il pouvait véritablement débuter sa route vers la liberté financière.

Quelle leçon en tirer ?

En somme, il faut comparer ce qui est comparable. Ne vous mettez pas la pression inutilement à ce sujet. Prenez plutôt les bons conseils que ces bloggers ont à vous offrir, soyez heureux pour eux et bientôt vous serez à leur place. N’oubliez pas que bien souvent, ils ont été dans le même état d’esprit que vous !

À titre personnel, ce qui me frustre toujours un peu c’est de lire ces blogs où l’auteur commence en expliquant qu’il a fini ses études sans avoir à s’endetter, car ses parents avaient mis de l’argent de côté pour les financer. C’est la même chose que lorsque je discute avec des amis qui sont à la fac et n’auront pas 50 000 € de prêt étudiant à rembourser sur les années à venir. C’est une épée de Damoclès d’autant plus lourde que ce prêt ne crée pas directement de richesse pour celui qui le porte et parce qu’en France, nous sommes encore une minorité à y avoir recours.

Mais c’est tant mieux ! Et pourvu que ça dure ! Recevoir une éducation de qualité doit être un droit, pas un bien à acheter sur un marché. Je suis heureux que seule une minorité des étudiants français doive s’endetter, pour des montants moyens qui restent maîtrisables, comparé à ce qui se passe aux États-Unis.

 

Alors, que faire ?

Pour moi, il y a trois choses à faire à partir de ce moment.

La première est de trouver votre « âme sœur financière ». L’idée est de vous trouver un blogger qui soit dans la même situation que vous (financière, personnelle, etc.) pour qu’il / elle vous serve de mentor et que son parcours vous inspire. Cela se fera d’autant plus facilement que vos situations seront similaires (ou que son passé sera proche de votre présent). >> L’article est ici.

La seconde est de débuter tout doucement sa route vers le FIRE. Le plus important ici, après avoir pris date sur quelques produits financiers clés, est de continuer à s’instruire, donc à investir en vous. Nous avions écrit un article sur la façon dont les jeunes devraient investir leur argent et un autre sur le budget.

La troisième et dernière est de profiter de vos années. Que vous puissiez ou non avoir un impact déterminant à la fin du mois sur votre net worth ne doit pas vous empêcher d’en savourer chaque jour. Et croyez-moi, c’est aussi à moi que je m’adresse en écrivant ces lignes !

 

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